Felix Müller

Title:  The Exaltation of Innana-Ištar in Egi maḫ ušu nira: Edition and Myth Analysis including related Sumerian and Akkadian Sources

University: Georg-August-Universität Göttingen

Supervisor: Enrique Jiménez, Annette Zgoll

Abstract: 

The bilingual composition Egi maḫ ušu nira “Exalted princess, who alone is mighty” (modern Exaltation of Innana/Ištar) is preserved on Assyrian and Babylonian tablets from the 1stmillennium BC, mostly from Neo-Assyrian Nineveh and Seleucid Uruk.  In a largely laudatory form, the hymn narrates the elevation of Innana-Ištar to the head of the Mesopotamian pantheon by decision of the gods Anu, Enlil and Ea. 

A primary purpose of this work is to give an updated edition of the composition, a desideratum since the last authoritative edition of the text by Hruška (1969, ArOr 37, 473–522) is already 55 years old and the number of preserved manuscripts has already more than doubled (2024). Originally, the complete work consisted of at least five tablets, of which Hruška (1969) could restore the entire tablet III and around a half of tablet IV. The new edition includes additional pieces of these two tablets as well as fragments of tablet I and unplaced fragments. Especially the first half of tablet IV can now be almost reconstructed. In addition, the work will offer a historical contextualization of all known manuscripts and discuss linguistic problems regarding the late bilingual transmission of the text. 

In addition to the philological treatment of the composition, a first general interpretation of the text is offered, including an analysis of the myths it contains, for which the methodology of Hylistics (cf. Zgoll, C. 2020, Mythological Studies 2, 9–82; Zgoll, A. / Cuperly / Cöster-Gilbert 2023, Hylistic Narratology, 285–350) is used to a substantial extent. This allows the identification and reconstruction of myths incorporated in the text. A special focus will be placed on examining the divine names that Innana-Ištar receives in the composition.

Keywords: Ištar, myth, edition, philology, Neo-Assyrian, Seleucid

Contact: felix.mueller@uni-goettingen.de

Lola Lombard

Title: Les éphémérides du Ier millénaire avant J.-C. au Proche-Orient ancien : fonction, production, transmission

University: Université Lumière Lyon 2

Supervisor: Jwana Chahoud

Abstract:

Cette thèse a pour objectif d’étudier les éphémérides proche-orientales durant la fin du Ier millénaire av. J.-C., période durant laquelle se maintiennent les traditions culturelles cunéiformes, mais qui voit aussi l’arrivée d’influences extérieures, avec la domination des Perses achéménides, puis celle de la dynastie hellénistique séleucide. Les éphémérides sont des textes, inscrits sur des tablettes d’argile et rédigés en akkadien au moyen de l’écriture cunéiforme, qui enregistrent la course des astres dans le ciel. Ils appartiennent au domaine de l’astronomie mathématique prédictive : à partir de l’observation cyclique des astres, les astronomes ont mis au point des modèles mathématiques afin de prédire leurs mouvements.

Le corpus connu des éphémérides comprend environ 330 tablettes et fragments provenant des sites de Babylone et d’Uruk, deux grands centres astronomiques du sud mésopotamien. Peuvent être associés 110 textes de procédure qui sont des instructions visant à calculer et à vérifier les éphémérides.

Bien que les éphémérides aient été étudiées dès la fin du XIXe siècle, il n’existe à ce jour aucune étude dédiée au cadre socio-institutionnel, ni aux principes de constitution et de transmission de ces textes. Afin de compléter nos connaissances sur les éphémérides, il sera pertinent de s’interroger sur plusieurs aspects : quelles étaient les fonctions des éphémérides ? Quel était leur rapport avec les autres types de textes astronomiques et avec l’astrologie ? Quel était le mode de constitution et de transmission de ces textes et quels étaient ses acteurs ? Quelle était leur place au sein de la discipline astronomique et, plus largement, dans le développement des sciences de cette époque ?
Pour répondre à ces questions, plusieurs axes d’analyse seront abordés. Premièrement, les chercheurs supposaient jusqu’à présent que les éphémérides étaient réalisées afin de produire des horoscopes. Néanmoins, leur relation avec les autres textes astronomiques et leurs différentes applications n’ont jamais été clairement identifiées. Cette étude permettra donc de cibler les domaines dans lesquels les éphémérides étaient requises et de cerner leurs fonctions ainsi que leur place, non seulement dans l’astronomie prédictive, mais aussi dans tout autre domaine nécessitant leur usage, comme l’astrologie.


Ensuite, une étude des colophons, qui sont des espaces occupant la fin des tablettes et comportant diverses indications (nom du copiste, date, lieu de rédaction), sera également nécessaire afin, d’une part, de retracer l’origine des éphémérides et leurs lieux de conservation ; d’autre part, d’étudier le cadre socio-institutionnel du travail des astronomes. Cela permettra de reconstituer le réseau des astronomes et plus largement celui des savants qui recopiaient, possédaient et/ou utilisaient ces éphémérides.


Enfin, il s’agira d’étudier la place de l’astronomie au sein des sciences de cette époque et ses relations avec les autres disciplines, notamment les mathématiques. Il s’agira également de tenter de retracer l’origine des éphémérides afin de déterminer si elles sont le produit d’un processus antérieur, ou bien si elles résultent d’influences extérieures dues au contexte socio-politique. 

Keywords: astronomy, astrology, Seleucid, Achaemenid, ephemeris, scribes

Contact: lola.lombard@univ-lyon2.fr